
- Auteur: Ayelet Waldman
- Editeur: France Loisirs
- Titre original: Red Hook Road
- Année de parution: 2010
4 ème de couverture
» Un mariage, un enterrement, et deux familles se retrouvent liées, pour le meilleur et pour le pire …
Becca Copaken et John Tetherly s’aiment depuis l’adolescence. Par un beau jour de juillet, les jeunes gens célèbrent leur mariage … et meurent dans un accident de voiture à la sortie de l’église. Comment ces deux familles brisées vont-elles pouvoir affronter cette épreuve commune?
Tandis que Jane et Iris, les deux mères des mariés, sont incapables de surmonter leur aversion mutuelle, leurs enfants suivants Matt et Ruthie se rapprochent pour partager leur chagrin. Pour les deux femmes, cet attachement naissant est tout simplement insupportable. Mais si l’amour doit renaître entre les deux familles, qui pourra l’en empêcher? Sûrement pas le grand-père de Becca. Il s’est découvert une passion commune avec Samantha Tetherly, 10 ans: le violon. Malgré le drame, la vie, avec ses belles surprises et ses rebondissements, poursuit sa course folle… «
» […] Alors qu’elle renversait la tête pour observer les gerbes lumineuses, Ruthie, déstabilisé, trébucha en arrière. Matt la rattrapa, l’aida à reprendre l’équilibre mais ne la lâcha pas. Elle avait les épaules appuyées contre son torse, la tête nichée sous son menton. Il sentait ses côtes sous ses longs doigts, les pouces de part et d’autre de sa colonne vertébrale. Il glissa les bras autour de sa taille et la tint serrée contre lui, sentant la douceur de ses cheveux contre sa peau, la lourdeur de son corps sur son corps.
Il inspira profondément, humant l’odeur musquée de sa chevelure, le léger parfum fruité de sa peau. Resserrant son étreinte, il régla son souffle sur le sien tandis qu’ils regardaient le dernier feu d’artifice clignoter et s’évanouir. »
Billet d’humeur
J’ai eu beaucoup de mal avec les personnages. Ils ont soit des caractères trop fort, soit trop faible, exception faite par le vieux et la jeune violonistes qui même avec des passés à tirer des larmes, ne m’ont pas touchés…
Les mariés sont des êtres extraordinaires, parfaits, idolâtrés par leurs mères (même si a mon goût ils sont à la limite de l’irrespect), alors que le petit frère et la petite soeur restants ne sont que déceptions, obligés de reprendre la vie de leurs aînés pour avoir l’impression d’exister.
Les pères sont soit absent (celui du marié ne réapparaît pas après le chapitre 1) ou « castré » par sa femme qui dirige sa vie et celle des gens qui l’entoure comme on prépare un barbecue pour célébrer la fête nationale.
Le début de l’histoire d’amour entre Ruthie et Matt, vers le milieu du livre, m’a redonnait espoir pour la suite de ma lecture mais elle est devenu très vite « chimique ». S’aiment-ils réellement ou aiment-ils se qu’ils représentent l’un pour l’autre? Est-ce que Ruthie est un pis aller du fantasme que fut Becca pour Matt? Est-ce que Matt est pour Ruthie un élément de plus pour se rapprocher de la vie de Becca? Pour devenir Becca?
Pour finir, je vous conseillerai de lire la première et la dernière partie de ce roman qui se déroule sur quatre étés mais dont je ne comprend pas l’intérêt à part peut être pour une question « technique » ou au niveau du « réalisme du récit » si je peux m’exprimer ainsi.
